Poesie und Prosa französisch

31. Oktober (1870)

Au citoyen Élie MAY. Le peuple sent qu’il est trahi, C’est trop aboyer à la lune. L’Hôtel de Ville est envahi, Paris, proclame ta Commune ! A-t-on pris à Sainte-Périne Tous ces dictateurs impotents ? Leur ton dolent, leur voix chagrine, Déconcertent les combattants. On les voit, quand la France expire, Reboucler avec onction La ... Weiterlesen ... ...


Caserne et foret (1870)

A Paul AVENEL (Lice chansonnière) J’espérais à Fontainebleau Savourer les bois solitaires, Mais par malheur ce lieu si beau Grouille de militaires. Parmi la feuille et le granit, Dès l’aube en soldat malhonnête Réveille l’oiseau dans son nid, Au son de la trompette. Le silence étend son velours Dans le creux d’un vallon sauvage ; ... Weiterlesen ... ...


Ce que dit le pain (Was das Brot sagt) (1867)

A Léon OTTIN. J’entends les plaisants répéter : Que dit le pain quand on le coupe ? Bien aisé serait d’écouter. Rien d’éloquent comme la soupe. Fleur de froment ou sarrasin A notre estomac qu’il convie, Savez-vous ce que dit le pain ? Savez-vous ce que dit le pain ? Il dit : «Mangez, je ... Weiterlesen ... ...


Droits et devoirs (Recht und Pflicht) (1884)

Text: Eugène Pottier, 1884 in: Chants révolutionnaires (1887) Übersetzt von Erich Weinert: “Der Starke hat das Recht, der Schwache hat die Pflicht! / So hat man das Gesetz seit je in Stein gegraben. / So schrieb die Macht es vor, als wollt es Gott so haben. / Und gab sie uns das Licht, so war’s ... Weiterlesen ... ...


Guillaume et Paris (1870)

Text: Eugène Pottier, November 1870 in: Chants révolutionnaires (1887) Insérée au Combat, de Félix Pyat. GUILLAUME Paris, comprends ton danger : J’ai pris ton armée au piège. Ouvre, ou je vais t’assiéger ! PARIS – Assiège ! GUILLAUME Tu verras se consumer Le vieillard, l’enfant, la femme : Ouvre, ou je vais t’affamer ! PARIS – ... Weiterlesen ... ...


J’ai faim (Ich habe Hunger) (1848)

Au citoyen FAUVETY. J’ai faim ! j’ai faim ! dit le corps, Je n’ai pas le nécessaire ; Le ver ronge moins les morts Que les vivants, la misère. Quand donc aurais-je du pain ? J’ai faim, dit le corps, j’ai faim ! J’ai faim ! j’ai faim ! dit l’esprit, Je ne vais pas ... Weiterlesen ... ...


Jean Lebras (1872)

Text: Eugène Pottier, Juni 1872 in: Chants révolutionnaires (1887) Au citoyen Charles BOUGRAT. Jean Lebras fut un pauvre hère, Issu de pauvres père et mère, Par accident, A leur corps défendant. L’amour a triché la misère. Jean Lebras, Pauvre Jean Lebras ! Un jour tu te reposeras ! Timide et chétif de nature, Tout malingre, ... Weiterlesen ... ...


Juni 1848 (1848)

A feu COURNET, membre de la Commune. Il faut mourir ! mourons ! c’est notre faute ! Courbons la tête et croisons-nous les bras ! Notre salaire est la vie, on nous l’ôte, Nous n’avons plus droit de vivre ici-bas ! Allons nous-en ! mourons de bonne grâce, Nous gênons ceux qui peuvent se nourrir. ... Weiterlesen ... ...


L’Orgie parisienne ou Paris se repeuple (1871)

Text: Arthur Rimbaud, Mai 1871 Ô lâches, la voilà ! dégorgez dans les gares ! Le soleil expia de ses poumons ardents Les boulevards qu’un soir comblèrent les Barbares. Voilà la Cité belle assise à l’occident !Allez ! on préviendra les reflux d’incendie, Voilà les quais ! voilà les boulevards ! voilà Sur les maisons, ... Weiterlesen ... ...


La Montagne (1849)

Text: Eugéne Pottier, 1849 in: Chants révolutionnaires (1887) A GOUPIL fils. Fils de mon hôte, âme rêveuse et franche, Un homme en vous grandit sous l’écolier. Vous souvient-il qu’on nous vit un dimanche Gravir le roc comme un grand escalier ? Printemps, congé, votre âge et la campagne Vous font oiseau, je grimpe, vous sautez ... Weiterlesen ... ...