Jean Lebras

Text: Eugène Pottier, Juni 1872
in: Chants révolutionnaires (1887)

Au citoyen Charles BOUGRAT.

Jean Lebras fut un pauvre hère,
Issu de pauvres père et mère,
Par accident,
A leur corps défendant.
L’amour a triché la misère.
Jean Lebras,
Pauvre Jean Lebras !
Un jour tu te reposeras !

Timide et chétif de nature,
Tout malingre, à la filature,
Il fut placé,
Sans savoir l’a.b.c.
Il n’apprit que la courbature….
Jean Lebras,
Pauvre Jean Lebras !
Un jour tu te reposeras !

Sans métier, poussant dans la gêne,
Homme, il devint homme de peine,
Peine en tout point,
Car, de dimanches point,
Ce fut pour lui toujours semaine.
Jean Lebras,
Pauvre Jean Lebras !
Un jour tu te reposeras !

Il eut pour surcroît de besogne
Soeur idiote et père ivrogne,
Au bout le bout,
Peut-on suffire à tout ?
Sur le pain, le sommeil, on rogne.
Jean Lebras,
Pauvre Jean Lebras !
Un jour tu te reposeras !

Pour un salaire des plus maigres,
Il passa ses jours les plus aigres,
En vrai cheval,
Chez un gros libéral :
– Son patron plaignait fort les nègres. –
Jean Lebras,
Pauvre Jean Lebras !
Un jour tu te reposeras !

Tout en courant, mangeant sa miche,
De son mal il n’était pas chiche…
Se sentant vieux,
Il devint envieux…
Du chien… qui dormait dans sa niche.
Jean Lebras,
Pauvre Jean Lebras !
Un jour tu te reposeras !

Il n’eut pas l’amour qui soulage.
Un lourd colis dans un roulage,
Raide étendu,
Coucha l’individu.
On coud sa toile d’emballage.
Jean Lebras,
Pauvre Jean Lebras !
Enfin tu te reposeras !

Gravesend, 1872.

Automatische Übersetzung:

An den Bürger Charles BOUGRAT.

Jean Lebras war ein armer Kerl,
Vom armen Vater und der armen Mutter,
Ausversehen,
Zu ihrem verteidigenden Körper.
Liebe hat das Elend betrogen.
Jean Lebras,
Armer Jean Lebras!
Eines Tages wirst du dich ausruhen!

Schüchtern und mickrig von Natur aus,
Alles krank, beim Spinnen,
Er wurde platziert,
Ohne die a.b.c.
Er lernte nur die Steifheit ….
Jean Lebras,
Armer Jean Lebras!
Eines Tages wirst du dich ausruhen!

Ohne Beruf wächst die Verlegenheit,
Mann, er wurde ein Mann der Arbeit,
Schmerz in jeder Hinsicht,
Weil, Sonntag Punkt,
Es war immer eine Woche für ihn.
Jean Lebras,
Armer Jean Lebras!
Eines Tages wirst du dich ausruhen!

Er hatte für zusätzliche Arbeit
Dumme Schwester und betrunkener Vater,
Am Ende das Ende,
Können wir alles machen?
Auf dem Brot, dem Schlaf, meckern wir.
Jean Lebras,
Armer Jean Lebras!
Eines Tages wirst du dich ausruhen!

Für ein dürftiges Gehalt,
Er verbrachte seine bittersten Tage,
Wie ein echtes Pferd,
In einem großen Liberalen:
– Sein Chef hat die Neger sehr bedauert. – –
Jean Lebras,
Armer Jean Lebras!
Eines Tages wirst du dich ausruhen!

Während er rennt und sein Brot isst,
Er war nicht geizig wegen seiner Krankheit …
Alt fühlen,
Er wurde neidisch …
Von dem Hund … der in seinem Zwinger geschlafen hat.
Jean Lebras,
Armer Jean Lebras!
Eines Tages wirst du dich ausruhen!

Er hatte nicht die Liebe, die erleichtert.
Ein schweres Paket auf der Durchreise,
Steif verlängert,
Legen Sie die Person hin.
Wir nähen seine Leinwand.
Jean Lebras,
Armer Jean Lebras!
Endlich wirst du dich ausruhen!

Gravesend, 1872.

 

Poesie und Prosa französisch | 1872